Paysages sonores glacés (il ne s’appelle pas Ena Eno pour rien), auxquels la chanteuse Jeanne Barbieri, dont certaines inflexions rappellent Camille, insuffle son humanité. Le premier morceau instaure d’emblée cette dualité : Klara, robot solaire « pétri de fidélité », se meurt. Malgré l’inéluctable (« Il est prévu qu’elle soit jetée / Quand sa présence à domicile / Ne sera plus jugée utile »), sa détresse touche au coeur quand, au-dessus des rythmes-battements-de-coeur et orage électronique, la voix quitte sa raideur, s’élève vers l’émotion. (…)
Le voisinage des machines avec des orchestrations très ornementées rappelle Björk, Émilie Simon. On a vu pire, comme lignage !
Nicolas Brulebois, HEXAGONE (n°32)
Jeanne Barbieri | voix, synthé
Ena Eno | machines
Entre analogique et numérique, machines et vieilles pierres, web et vaste ciel, nous racontons les paradoxes d'une génération.

Quelques dates passées
Festival Jaune Soleil (2024) BEAUGENCY
Espace Django (2024) STRASBOURG
Cathédrale (2022) STRASBOURG
Photo : Arnaud Corbellari